Rénover une maison ancienne : réglementation et aides possibles
Les maisons anciennes séduisent plus d'un. Pourtant bien que l’on veuille qu’elles gardent toute leur authenticité, elles nécessitent souvent des rénovations coûteuses qui ne sont pas données à tout le monde, sans parler des contraintes légales. Mais heureusement, des solutions existent pour rendre cette rénovation moins onéreuse

Rénovation maison ancienne : les contraintes légales
Avant de vous lancer dans la rénovation d’une maison ancienne, prenez le temps de vérifier les lois qui encadrent cette rénovation. Car bien que vous soyez propriétaire, il y a toujours des obligations auxquelles il faut se plier. Ces règlementations peuvent aussi bien provenir du Code de la construction et de l’habitation que du Code civil.
Si la maison est recensée dans l’Inventaire des monuments historiques, une demande d'autorisation de travaux doit être déposée auprès de la Conservation régionale des monuments historiques. Elle doit être effectuée avec un architecte du patrimoine.
Si la maison en question se trouve dans une zone protégée. L’accord d’un architecte des bâtiments de France sera indispensable pour réaliser des rénovations.
Si au contraire, la maison ne se situe pas dans une zone protégée, une autorisation spécifique n’est requise que si vous voulez changer l’aspect extérieur de la maison ou si vos projetez un agrandissement de celle-ci. À cela s’ajoutent d’autres règlements qui portent sur les travaux de façade, les murs, le toit, les travaux intérieurs ou même les ouvertures.
Financement travaux : les aides et subventions
Le prix de la rénovation d'une maison ancienne varie en fonction de l'ampleur des travaux à entreprendre. Il peut s’agir de travaux importants portant sur l’isolation, les canalisations ou de simples travaux comme le remplacement d’une fenêtre ou le revêtement du sol. Pour mieux évaluer l'étendue des travaux, il est préférable d’engager un architecte. Mais même avec des travaux conséquents à réaliser, vous pouvez réussir à rénover votre maison ancienne sans vous ruiner grâce aux aides et subventions proposées par l’État. Le CITE ou crédit d’impôt pour la transition énergétique permet de déduire de l’impôt sur le revenu une partie des dépenses se rapportant aux travaux d’amélioration de l’efficacité énergétique de son habitation. Vous pouvez aussi bénéficier de la TVA au taux réduit de 5.5 % ou au taux intermédiaire de 10 % à condition que l’habitation soit achevée depuis plus de 2 ans. Enfin, grâce à l’éco-prêt à taux zéro 2019 ou PTZ travaux, vous pouvez de financer les travaux visant à améliorer les performances énergétiques de votre résidence principale. Plusieurs conditions d’éligibilité accompagnent ces aides et subventions comme la nature du logement et des travaux à entreprendre, etc.